Rénovation intérieure

Travaux, ordre des lots et budget

La rénovation intérieure regroupe les travaux menés à l'intérieur d'un logement existant, du simple rafraîchissement des surfaces à la reprise complète des cloisons, des réseaux et des sols. Elle se distingue de la construction neuve par l'existence de contraintes héritées, structure porteuse, hauteur sous plafond, emplacement des descentes d'eau. Cette page présente les types de travaux, l'ordre d'intervention des corps de métier, les démarches administratives et les postes de dépense.

Les niveaux de rénovation

Le rafraîchissement porte sur les finitions, peinture, revêtements de sol, remplacement des équipements sanitaires à emplacement identique. Il n'implique ni démolition ni modification des réseaux.

La rénovation partielle touche une ou deux pièces, le plus souvent la cuisine et la salle d'eau, avec déplacement de points d'eau et reprise de l'électricité. La rénovation lourde redéfinit la distribution du logement, dépose les cloisons, refait l'intégralité des réseaux et parfois les planchers.

Les contraintes du bâti

Un mur porteur ne s'ouvre qu'après étude d'un bureau de structure et pose d'une poutre reprenant les charges. Dans un immeuble collectif, les colonnes d'évacuation sont des parties communes, ce qui limite le déplacement d'une cuisine ou d'une salle de bains à la distance que permet la pente d'écoulement, de l'ordre de un à trois centimètres par mètre. Une hauteur sous plafond réduite interdit la pose d'un faux plafond pour masquer des gaines.

L'ordre des travaux

Les lots s'enchânent dans un ordre qui évite de reprendre ce qui vient d'être fait. La dépose et la démolition viennent en premier, suivies du gros oeuvre intérieur, ouverture dans un mur porteur, création d'une trémie. Viennent ensuite les réseaux, plomberie et électricité en attente, puis les cloisons et les doublages.

Les menuiseries intérieures, les chapes et les enduits précèdent les revêtements de sol et de mur. L'installation de la cuisine, des appareils sanitaires et des appareillages électriques intervient en dernier, avant les finitions de peinture et les joints.

chambre rénovée

Les démarches

Les travaux intérieurs sans modification de l'aspect extérieur ni création de surface ne demandent pas d'autorisation d'urbanisme. Une déclaration préalable devient nécessaire dès que les ouvertures en façade sont modifiées. En copropriété, le règlement fixe les horaires de chantier et l'accord de l'assemblée générale est requis pour toute intervention sur les parties communes, y compris les murs porteurs.

L'installation électrique rénovée relève de la norme NF C 15-100, qui fixe le nombre de circuits, la section des conducteurs et les volumes de sécurité dans les pièces d'eau.

Les postes de dépense

Le coût se répartit entre la main-d'oeuvre, qui représente la moitié à deux tiers du total selon les lots, et les fournitures. Un rafraîchissement se situe dans une fourchette de 200 à 500 euros le mètre carré, une rénovation partielle de 500 à 1 000 euros, une rénovation lourde au-delà de 1 000 euros, avec de fortes variations selon la région et l'état initial.

Une marge pour aléas de dix à quinze pour cent couvre les découvertes faites à la dépose, canalisation en plomb, plancher affaibli, présence d'amiante dans les colles de revêtement des bâtiments antérieurs à 1997.

luminaire

Ressources à découvrir